Ecchymoses, contusions ou piqûres d’insectes : l’arnica est traditionnellement utilisée pour les petits bobos du quotidien.
Une plante des montagnes
L’arnica des montagnes, ou Arnica montana, pousse sur les sommets européens : Vosges, Alpes, Pyrénées et Massif central… La très grande majorité des récoltes d’arnica se fait par cueillette de la fleur sauvage. Chaque année, 50 tonnes sont cueillies pour approvisionner les laboratoires français et allemands. C’est principalement la fleur séchée de l’arnica qui est utilisée en phytothérapie, pour créer des extraits ou des teintures-mères.
Quels usages ?
L’arnica est utilisée traditionnellement en application locale, en cas d’hématomes, d’ecchymoses, de bosses, de contusions, d’œdèmes suite à une entorse, des piqûres d’insectes, de chocs ou un traumatisme bénin. Elle peut parfois être conseillée en bain de bouche, pour soulager les aphtes et les gingivites, mais cette utilisation est controversée. Si l’on parle d’usage traditionnel, c’est qu’aucune étude n’a été sérieusement menée pour démontrer les bienfaits de l’arnica, hormis certains résultats qui suggèrent une efficacité de l’arnica sous forme de gel pour soulager l’insuffisance veineuse. Mais ces résultats restent à confirmer.
Une plante protégée
Les bienfaits de l’arnica, et l’engouement pour la phytothérapie entraînent une diminution des ressources de cette plante sauvage en Europe. Ainsi, L’Union européenne définit l’Arnica montana comme « une espèce végétale d’intérêt communautaire dont le prélèvement dans la nature et l’exploitation sont susceptibles de faire l’objet de mesures de gestion ». Dans certaines régions françaises, riches en arnica, comme les Vosges ou les Alpes de Haute-Provence, la cueillette de spécimens sauvages est réglementée.
Attention aux allergies !
Les flavonoïdes contenus dans l’arnica peuvent induire des réactions allergiques. Ainsi, les personnes allergiques aux autres plantes de la famille des astéracées (pissenlit, camomille, armoise…) doivent être prudentes quant à l’utilisation d’arnica. En cas de réaction allergique, des rougeurs, démangeaisons, œdèmes et vésicules peuvent apparaître sur la peau. N’hésitez pas à faire une touche d’essai !
Quelles mises en garde ?
L’arnica contient une molécule anticoagulante : la coumarine. Si vous êtes traités par anticoagulant, ou si vous devez subir une opération chirurgicale, n’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien avant d’appliquer de l’arnica. Par ailleurs, une application prolongée ou avec des produits trop dosés en arnica peut provoquer des irritations de la peau, de l’eczéma voire des nécroses. La fleur devra donc être utilisée occasionnellement, simplement après un choc.
Quelques conseils d’utilisation
- Ne pas utiliser sur les muqueuses, la bouche ou les yeux. En cas de contact accidentel, bien rincer.
- Le bain de bouche est déconseillé chez l’adulte et interdit chez l’enfant. Une ingestion accidentelle peut entraîner des troubles digestifs, du rythme cardiaque voire des problèmes respiratoires.
- Appliquer l’arnica sur une peau saine, non ouverte. En cas d’écorchures, si le produit contient de l’alcool, vous pouvez diluer l’arnica dans plusieurs volumes d’eau pour éviter les picotements.
- La texture gel, disponible en pharmacie, permet également un effet frais, pour soulager les douleurs musculaires et les chocs.
Conseil
En cas de bosses ou de bleus, rien de tel que le froid !
Appliquez de la glace enveloppée dans un tissu ou une poche de froid (pas directement sur la peau pour éviter les brûlures) afin de calmer la douleur.
Dans certaines régions françaises, riches en arnica, comme les Vosges ou les Alpes de Haute-Provence, la cueillette de spécimens sauvages est réglementée.
Par Léa Galanopoulo





