Avec l’âge, l’ostéoporose peut s’installer silencieusement et rendre les os plus vulnérables. Un examen est dédié au diagnostic de cette maladie. À quoi faut-il s’attendre ?
Pourquoi prescrire une ostéo-densitométrie ?
Cet examen d’imagerie évalue la densité minérale osseuse et permet de diagnostiquer l’ostéoporose : une pathologie caractérisée par une perte de la masse des os et une dégradation des tissus les constituant. Les femmes sont davantage concernées par cette fragilisation, en raison de la ménopause. À 65 ans, 39 % d’entre elles souffriraient d’ostéoporose. L’ostéodensitométrie est également utile pour estimer le risque d’une future fracture.
Déroulé
- Durée : Entre 15 et 20 minutes.
- Position : Le patient s’allonge sur une table de radiologie et se tient immobile. La colonne lombaire est mise à plat grâce à un cube de soutien placé sous les genoux afin de les fléchir à 90 degrés.
- Fonctionnement : Le dispositif émet des rayons X de très faible intensité captés par un détecteur placé sous le corps. Deux zones anatomiques sont principalement examinées par l’appareil en mouvement : le fémur et les vertèbres lombaires. L’appareil est guidé par le manipulateur radio qui se tient devant son ordinateur.
- Fin : Les résultats sont analysés par le radiologue et transmis au médecin traitant du patient.
Se préparer avant l’examen
- Retirer les bijoux
- Porter des vêtements sans pièces métalliques (fermeture éclair, ceinture, baleine de soutien-gorge)
▶ Il n’est pas nécessaire d’être à jeun
▶ Aucun prélèvement, ni injection ne sont requis
Quelles sont les zones les plus touchées par les fractures ?
On parle de fractures « ostéoporotiques » lorsqu’elles se produisent après un traumatisme faible, soit un choc normalement insuffisant pour casser un os en bonne santé ; par exemple, une chute en se tenant debout ou un effort banal.
Les fractures ostéoporotiques les plus communes sont principalement celles des vertèbres, du poignet, de l’épaule et de la hanche, puis celles au niveau des côtes, du bassin, du fémur ou des jambes.
À qui s’adresse l’ostéodensitométrie ?
La prescription de l’ostéodensitométrie dépend de facteurs de risque et des antécédents de la personne. Cet examen est adressé à :
• La population générale qui présente :
Des signes d’ostéoporose : Afin de confirmer une fracture aux vertèbres survenue sans qu’il n’y ait eu de choc violent, ou de surveiller une précédente fracture sans traumatisme majeur.
Une pathologie ou un traitement favorisant l’ostéoporose : cela concerne la prise d’un traitement de longue durée à base de corticoïdes ou des patients avec des antécédents de troubles métaboliques affectant les os tels que l’hyperthyroïdie non traitée, l’hypogonadisme prolongé, etc.
• Aux femmes ménopausées
Un premier examen est adressé en cas de ménopause précoce, d’indice de masse corporelle faible ou d’antécédent familial de fracture du col du fémur.
Un second examen est également prescrit en cas d’arrêt du traitement de l’ostéoporose ou de l’apparition de nouveaux facteurs de risque.
contre-indication
L’examen n’est pas recommandé dans les cas suivants :
• Grossesse ou suspicion de grossesse
• Scintigraphie osseuse réalisée moins de trois jours avant l’examen
Quels résultats ?
Un score final appelé « T-score » reflète l’écart entre la densité osseuse mesurée chez le patient, comparée à celle mesurée chez une population jeune et en bonne santé.
Plus on s’en éloigne, plus la densité des os est fragilisée. Le score obtenu après cet examen permet d’évaluer le niveau d’atteinte de la perte osseuse :
Si le T-score est :
• supérieur à – 1
▶ densité normale
• entre – 2,5 et – 1
▶ostéopénie (densité osseuse diminuée)
• inférieur ou égal à – 2,5
▶ ostéoporose
• inférieur ou égal à – 2,5 avec une ou plusieurs fractures
▶ ostéoporose sévère.
Et après ?
La prescription d’un traitement médicamenteux après le diagnostic n’est pas systématique. Elle dépend de l’âge, du degré de perte osseuse, des antécédents… Des mesures d’hygiène de vie sont discutées en cas de perte osseuse faible.
Prise en charge
L’ostéodensitométrie est un examen pris en charge par l’Assurance maladie à hauteur de 70 % pour les patients présentant des facteurs de risque (lire l’encadré) sur la base d’un tarif de 39,96 €.
Comment prévenir l’ostéoporose ?
- Bichonner son alimentation
Pour prévenir la maladie, il est essentiel d’adopter un régime alimentaire riche en protéine et en calcium, essentiels à la santé des os : produits laitiers, eaux minérales calciques, lentilles, amandes, épinards, choux… - Faire le plein de vitamine D
La vitamine D permet l’absorption du calcium et la minéralisation des os. Si l’exposition au soleil et l’alimentation – saumon, maquereau, œufs – peuvent y contribuer, une supplémentation pourra être prescrite en cas de carence importante. - Bien bouger
Course à pied, natation, randonnée… Des activités physiques à petits impacts sont recommandées pour réduire le risque de chutes. - Cesser la cigarette et l’alcool
Par Cléo Derwel
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