Allaitement, reflux, poussées de dents… Les premiers mois de vie de bébé sont souvent sources d’inquiétude et d’interrogation pour les jeunes parents. On vous aiguille !
Dents : « Les futures dents de mon bébé semblent le faire souffrir. Comment l’aider ? »
Le mystère des dents de bébé est grand : certaines font souffrir le nourrisson à chaque percée, d’autres sortent sans aucune sommation, parfois dès l’âge de 4 mois, d’autres après 12 mois… Les symptômes les plus couramment associés aux poussées dentaires sont : les joues rouges, la salivation abondante, l’irritabilité, les fesses rouges, les selles molles, le besoin de succion et de mordiller, etc. Comme pour toute douleur, il faut avant tout soulager l’enfant. Le froid peut être d’une grande aide ! Il existe, par exemple, des anneaux de dentition qui peuvent être mis au réfrigérateur. Vous pouvez également remplir d’eau une pipette à antalgique et la congeler. Sortez-la du frais, passez-la sous l’eau tiède (pour éviter toute brûlure au froid) et laissez votre enfant la mâchouiller. En effet, l’action du froid et le massage sur les gencives sont apaisants (d’où les doigts souvent à la bouche lors des poussées…). Des gels apaisants, vendus sans ordonnance, peuvent également être utilisés pour calmer les gencives. Enfin, en cas de douleurs intenses, il est recommandé d’utiliser le paracétamol en première intention. Attention : si votre enfant est fiévreux, a un écoulement nasal verdâtre ou de la diarrhée, ce ne sont pas des symptômes typiques de la poussée dentaire, contactez un professionnel de santé.
Allaitement : « Je suis enceinte. J’aimerais allaiter mon bébé, mais je me pose de nombreuses questions… »
La femme, comme tous les mammifères, a cette capacité extraordinaire à la naissance de son enfant : pouvoir le nourrir de son lait. Quelques heures après l’accouchement, la montée de lait a lieu, et ce de façon naturelle, même sans aucune stimulation des seins. Ce super pouvoir est utilisé depuis la nuit des temps pour faire grandir les enfants, d’autant que la composition du lait s’adapte aux besoins de l’enfant. Pour obtenir les réponses à toutes vos questions, nous vous recommandons de les poser à votre sage-femme qui vous propose les cours de préparation à la parentalité (dont l’un est généralement consacré à l’allaitement). Autre possibilité : rencontrer un conseiller en lactation. Ce sont des professionnels (puéricultrice, sage-femme, pédiatre…) formés pour être spécialistes de l’allaitement maternel et de la lactation humaine. Leurs compétences sont validées tous les 5 ans afin d’être à jour et de suivre les résultats de la recherche. Un dernier conseil : en cas de doutes ou de difficultés lors de l’allaitement, il ne faut pas hésiter à consulter, des solutions existent !
Coliques : « À quoi sont dues les coliques des bébés ? »
Les coliques sont souvent définies par un ensemble de symptômes : pleurs, agitation, inconfort, poings serrés, ventre tendu et gaz. Ces symptômes concernent 20 à 25 % des bébés entre 1 et 4 mois, sont déstabilisants pour les parents qui se sentent démunis, sans savoir comment apaiser l’enfant. Les études indiquent que le bébé est inconfortable, mais ne souffre pas, donc les antalgiques sont inutiles. Les causes sont sans doute multifactorielles. Il faut rappeler que les bébés n’ont que les pleurs comme moyen d’expression. Ensuite, le système digestif de l’enfant se met en place au cours des premiers mois, pouvant être à l’origine de sensations nouvelles pour le bébé, qui peuvent le mettre mal à l’aise, d’où l’agitation. Une période difficile à vivre autant pour l’enfant que pour ses parents, mais qui ne doit pas être source d’inquiétude disproportionnée. Des études indiquent que certaines souches de probiotiques pourraient diminuer les coliques, c’est notamment le cas de Lactobacillus reuteri DSM 17938 (commercialisé sous la marque Biogaïa). N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.
Reflux : « J’ai l’impression que mon bébé a un reflux. Quels sont les traitements ? »
Il est important de noter que la plupart des bébés qui régurgitent n’en sont pas gênés (pas de douleur et pas de conséquence à long terme) et qu’il s’agit davantage d’un inconfort logistique pour les parents… Dans la grande majorité des cas, le reflux est physiologique et anatomique. En effet, chez le tout-petit, l’œsophage est plus étroit et plus court que chez les adultes. De plus, le sphincter est dans une position qui favorise la pression au niveau de l’estomac et donc le reflux. En attendant que l’enfant grandisse, la position du bébé est essentielle pour limiter le reflux ! Ainsi, pour diminuer les inconforts, il est recommandé de mettre le bébé en position verticale lorsqu’on le tient dans ses bras. La position assise dans le transat est déconseillée, car elle entraîne une pression sur l’estomac. Enfin, dans tous les cas, le bébé doit être couché sur le dos afin de prévenir la mort subite du nourrisson. Autres conseils : fractionner les biberons pour éviter un estomac trop plein, bannir le tabagisme passif, favoriser quand cela est envisageable l’allaitement maternel. Épaissir le lait ou avoir recours à une formule infantile spéciale RGO sont d’autres possibilités. Si ces mesures ne suffisent pas, parlez-en au médecin qui assure le suivi de votre enfant.
Soins du siège : « Malgré des nettoyages fréquents, les fesses de mon bébé sont souvent très irritées. Que faire ? »
Le terme médical est l’érythème fessier. Il est le plus souvent dû à plusieurs facteurs qui s’accumulent. Il est d’abord lié à l’efficacité des couches qui permettent un effet occlusif très important, non sans un inconvénient de taille : l’urine et les selles peuvent macérer potentiellement pendant plusieurs heures. Au contact de ces fluides, la couche supérieure de l’épiderme s’irrite, devient rouge, voire saigne. Pour y remédier, deux mots d’ordre : un nettoyage minutieux et une couche bien absorbante. Le lavage doit idéalement être réalisé avec un gant et de l’eau. Le savon est déconseillé, même celui de Marseille, car non adapté au pH de la peau des petits. Les carrés de coton et compresses sont utiles : ils sont jetables donc hygiéniques et ne peluchent pas. En revanche, les lingettes sont déconseillées quand elles contiennent des parfums. Sans parfum, elles peuvent être utilisées chez tous les enfants, y compris ceux à peau fragile. Attention : il est formellement déconseillé de fabriquer soi-même son liniment (huile d’olive et eau de chaux), des risques de brûlures et des contaminations bactériennes ayant été observés. Enfin, les couches doivent être changées régulièrement, encore plus en cas d’érythème, le temps que la peau récupère bien au sec.
Par Gaëlle Monfort
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