Grossesse : nouveaux bénéfices de l’acide folique ?

L’importance de l’acide folique au cours de la grossesse était déjà connue, mais elle vient peut-être d’être renforcée par une étude américaine parue le 8 septembre dans la revue Environmental Health Perspective. Des chercheurs de l’université de Californie ont mis en évidence que l’acide folique pouvait réduire les risques d’autisme chez le futur bébé, en particulier lorsque la mère a été exposée à des pesticides. Pour en venir à cette conclusion, ils ont suivi 516 enfants, âgés de 2 à 5 ans, parmi lesquels 296 étaient atteints de trouble du spectre autistique (TSA). L’étude met en exergue que les femmes qui ont eu des consommations basses d’acide folique et qui ont été exposées aux pesticides agricoles, de trois mois avant la conception à trois mois après, exposaient leurs enfants à plus de risques. Il faudra cependant être prudent et attendre de prochaines études pour établir un lien de causalité et valider ces résultats.

Une supplémentation à revoir à la hausse ? 

Le rôle prépondérant de l’acide folique (ou vitamine B9) dans le développement du fœtus a déjà été constaté, notamment dans la prévention de la spina bifida (ou « dos ouvert »), malformation due à une mauvaise fermeture du tube neural et qui peut entraîner une paralysie des jambes. De ce fait, la supplémentation en folates est recommandée pendant et avant la grossesse à une dose de 400 microgrammes par jour. Mais, toujours selon cette étude, la dose devrait être doublée pour atteindre 800 microgrammes par jour en cas d’exposition à des pesticides.

Malgré ces recommandations, l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (Inpes) rappelait en 2010 que seulement 34% des femmes ont reçu une supplémentation en période anténatale.

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